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Gattilier

Le gattilier est une plante aux vertus régulatrices hormonales, apaisantes et équilibrantes, souvent utilisée pour soulager les inconforts du cycle féminin.

Qu'est-ce que le gattilier ?

Identité botanique

Le gattilier est un petit arbuste de 1 à 2 mètres de haut appartenant à la famille des lamiacées. Son feuillage caduc est composé de feuilles longues et fines d’un vert foncé sur le dessus et argenté sur la face interne. À la fin de l’été, le gattilier produit de jolies petites fleurs parfumées bleu violacé, roses ou blanches regroupées en longues grappes. En automne, elles laissent place à de petites baies grises, similaires au poivre. L’arbuste dégage d’ailleurs des arômes poivrés.

Le nom latin du gattilier est vitex agnus-castus. Il possède également d’autres appellations, comme l’arbre au poivre ou poivre des moines. Originaire du bassin méditerranéen et d’Asie centrale, il s’est ensuite implanté dans différentes régions du monde. On le retrouve surtout aux abords des cours d’eau, comme les rivières ou les fleuves. Il s’agit d’une plante qui apprécie les climats chauds, humides et ensoleillés. En France, le gattilier est inscrit sur la liste des espèces végétales protégées. Ainsi, la cueillette des spécimens sauvages est soumise à autorisation. Il est par contre tout à fait possible de cultiver du gattilier dans son jardin.

Histoire et usages traditionnels

Les bienfaits du gattilier sont appréciés depuis des millénaires. En effet, on retrouve des traces de son usage dans les textes de célèbres médecins de la Grèce antique, tels que Hippocrate (Ve siècle av. J.-C.) et Dioscoride (Ier siècle apr. J.-C.). À cette époque, le gattilier était déjà connu pour réguler les troubles du cycle féminin.

Au moyen-âge, les moines consommaient les petites baies poivrées pour tempérer leur libido. La saveur amère de la plante semblait agir comme un anaphrodisiaque, les aidant ainsi à rester chastes. C’est d’ailleurs de cet usage traditionnel que la plante tire son nom « agnus-castus », qui signifie  « agneau chaste » et son surnom « poivre des moines ».

Au fil des siècles, le gattilier était également utilisé pour calmer divers troubles, tels que les maux de tête, les ballonnements et les douleurs abdominales. Ces dernières années, il s’est retrouvé au cœur de nombreuses études scientifiques qui ont permis de mieux comprendre tous ses bienfaits sur l’équilibre hormonal féminin.

Le gattilier est une plante médicinale utilisée en phytothérapie pour ses bienfaits sur l’équilibre hormonal féminin. Il est notamment indiqué pour apaiser les inconforts liés au syndrome prémenstruel (SPM) ou à la ménopause.

Quels sont les principaux actifs du gattilier ?

Ce sont surtout les baies du gattilier qui sont utilisées en phytothérapie pour la formulation de compléments alimentaires. En effet, ces petits fruits renferment de nombreux actifs responsables des effets physiologiques de la plante, tels que :

  • Des terpènes, en particulier des iridoïdes, comme l’agnuside et l’aucuboside. Ces deux actifs servent de marqueurs pour contrôler la qualité des extraits de gattilier.
  • Des diterpènes, dont le rotundifurane, considérés comme les actifs clés du gattilier grâce à leur activité dopaminergique impliquée dans la régulation de l'équilibre hormonal.
  • Des polyphénols, tels que des flavonoïdes (casticine et c-hétérosides) ainsi que des tanins, de molécules connues pour leur activité antioxydante.
  • De l’acide linoléique, un acide gras essentiel polyinsaturé de la famille des oméga-6.

Quelles sont les propriétés physiologiques du gattilier ?

Pour mieux comprendre les bienfaits du gattilier sur le bien-être féminin, il est nécessaire de rappeler quelques notions essentielles de physiologie du cycle menstruel.

Rappel sur le cycle hormonal féminin

Le cycle menstruel d’une femme est orchestré par l’activité hormonale. Cette dernière évolue tout au long du cycle qui se découpe en trois étapes :

  1. La phase folliculaire : elle démarre au 1er jour des règles jusqu’au jour de l’ovulation. En moyenne, il s’agit du 14e jour, mais cela varie d’une femme à l’autre. Au cours de cette phase, l’hypophyse, une petite glande située dans le cerveau, libère de la FSH (hormone folliculo-stimulante) qui va stimuler la croissance des follicules ovariens. Les follicules, quant à eux, vont produire des œstrogènes qui vont permettre l’épaississement de la muqueuse utérine nécessaire pour accueillir un éventuel embryon.
  2. La phase ovulatoire : vers le milieu du cycle, l’hypophyse déclenche un pic de LH (hormone lutéinisante), ce qui provoque la libération d’un ovule par l’un des follicules dans les heures suivantes.
  3. La phase lutéale : le follicule rompu se transforme en corps jaune et libère de la progestérone, une hormone indispensable au maintien de l’endomètre. En l’absence de fécondation, les taux de progestérone et d’œstrogènes chutent, ce qui déclenche les règles.

Lorsque le cycle menstruel est équilibré, la phase lutéale dure en moyenne 11 à 14 jours. Lorsqu’elle est trop courte, des troubles de la fertilité ou un syndrome prémenstruel (SPM) peuvent survenir. En agissant sur l’activité hormonale, le gattilier peut aider à soutenir l’équilibre de cette phase du cycle.

Le rôle de la prolactine dans les troubles hormonaux

Certains troubles du cycle hormonal féminin sembleraient être liés à une sécrétion importante de prolactine. Produite par l’hypophyse, cette hormone est surtout connue pour favoriser la croissance mammaire et la production de lait après l’accouchement. Elle intervient également dans la régulation de l’axe hypothalamo-hypophysaire, c’est-à-dire dans la communication entre le cerveau et les organes reproducteurs. Au cours d’un cycle menstruel normal, le taux de prolactine peut légèrement augmenter, notamment pendant la phase lutéale. Toutefois, si un taux anormalement élevé de prolactine persiste en dehors d’une période d’allaitement, on parle d’hyperprolactinémie. Cela peut inhiber la sécrétion de GnRH (hormone de libération des gonadotrophines) par l’hypothalamus, ce qui induit par la même occasion une diminution de la production de FSH et de LH. Ce déséquilibre hormonal peut perturber le cycle menstruel et provoquer différents troubles, tels que :

  • des règles irrégulières ;
  • une aménorrhée (absence de règles) ;
  • une absence d’ovulation ;
  • une phase lutéale trop courte ou inefficace ;
  • une insuffisance du corps jaune entraînant une production réduite de progestérone ;
  • un déséquilibre entre œstrogènes et progestérone qui peut accentuer les symptômes du SPM.

Mécanismes d’action connus du gattilier sur l’équilibre hormonal

De nombreuses femmes apprécient les bienfaits du gattilier, car cette plante agit sur la sphère hormonale en favorisant son équilibre.

Son effet le plus étudié est son action dopaminergique. Certains actifs contenus dans le gattilier ont une affinité avec les récepteurs dopaminergiques D2 présents dans notre cerveau. En se fixant sur ces derniers, cela induit une diminution de la sécrétion de prolactine, favorisant ainsi un meilleur équilibre du cycle hormonal. Voici un résumé schématique qui permet de mieux comprendre les mécanismes en jeu :

Prolactine élevée → blocage de GnRH → réduction de FSH et LH → réduction de la formation du corps jaune → moins de progestérone = cycle déséquilibré.

Réduction de la prolactine → sécrétion normale de GnRH → sécrétion suffisante de FSH et LH → ovulation possible → corps jaune fonctionnel → augmentation de progestérone.

Le second mécanisme est un cercle physiologique vertueux qui favorise un cycle hormonal équilibré.

Les baies du gattilier sont principalement utilisées en phytothérapie pour préparer des compléments alimentaires, car elles concentrent les actifs de la plante. Elles contiennent des iridoïdes, diterpènes, polyphénols et acide linoléique, responsables de ses effets hormonaux et antioxydants.

Gattilier : les bienfaits d’une supplémentation chez la femme

Grâce à ses effets bénéfiques sur l’équilibre hormonal, l’usage du gattilier peut être indiqué dans plusieurs situations. Une supplémentation permet ainsi d’améliorer divers troubles féminins.

Les bienfaits du gattilier sur le syndrome prémenstruel (SPM)

Le syndrome prémenstruel (SPM) réunit un ensemble de symptômes survenant quelques jours avant les règles, tels que : des tensions mammaires, des douleurs pelviennes, une irritabilité, des maux de tête et des troubles digestifs. Ces inconforts concernent de nombreuses femmes et peuvent parfois être très invalidants. Les causes exactes du SPM ne sont pas clairement élucidées. Toutefois, on sait qu’un excès de prolactine peut affecter la formation du corps jaune et donc la production de progestérone. Or, un déficit en progestérone entraîne un déséquilibre dans le rapport progestérone/œstrogènes, qu’on appelle une hyperœstrogénie relative. Cette dominance des œstrogènes est associée à un SPM plus marqué.

Les bienfaits du gattilier sur le SPM ont fait l’objet de nombreuses études cliniques. Celles-ci ont permis de démontrer une efficacité supérieure de la plante par rapport à un placébo ou d’autres actifs, comme le magnésium et la vitamine B6. En limitant la production de prolactine, le gattilier favorise la sécrétion de progestérone et régule ainsi l’équilibre avec les œstrogènes. La cure de gattilier est donc idéale pour soutenir le bien-être tout au long du cycle et soulager les inconforts prémenstruels.

Comment le gattilier agit-il sur la fertilité féminine ?

Une hyperprolactinémie est une cause possible de stérilité féminine. En effet, comme nous l’avons vu, un excès de prolactine peut altérer l’équilibre du cycle et diminuer ainsi les chances de concevoir. En réduisant le taux de prolactine, le gattilier peut améliorer la sécrétion de GnRH, de FSH et de LH, ce qui favorise :

  • la maturation des follicules ;
  • une ovulation plus régulière ;
  • une formation optimale du corps jaune ;
  • une phase lutéale efficace.

Tous ces mécanismes sont essentiels à la fertilité féminine.

Comment le gattilier peut-il accompagner  la ménopause ?

La ménopause est une période de transition charnière dans la vie d’une femme. Celle-ci n’est pas toujours évidente à vivre et peut s’accompagner de son lot d’inconforts, tels que des troubles de l’humeur, des bouffées de chaleur, une prise de poids et une sécheresse vaginale et cutanée. Ces désagréments peuvent commencer plusieurs années avant la ménopause et persister quelques années après. Les remèdes naturels sont de précieux alliés pour soulager ses symptômes et améliorer le bien-être pendant cette période.

Les symptômes de la ménopause sont liés aux importantes variations hormonales qui se produisent au cours de cette période. Dans un premier temps, la sécrétion d’œstrogènes diminue progressivement, suivie de la progestérone, ce qui conduit à un arrêt complet du cycle menstruel.

D’après les études cliniques disponibles, les propriétés du gattilier peuvent aider à atténuer les symptômes de la ménopause, notamment les bouffées de chaleur, l’anxiété et la sécheresse cutanée. En effet, l’activité du gattilier contribue à limiter l’impact du déséquilibre hormonal responsable des désagréments. Une supplémentation peut donc s’avérer utile pour améliorer son confort et vivre cette période plus sereinement.

Gattilier et perte de poids : rôle potentiel sur les hormones

La prise de poids est un phénomène qui préoccupe de nombreuses femmes et qui peut être influencé par une combinaison de différents facteurs physiologiques, hormonaux et psychologiques. Si la prise de poids est liée à une hyperprolactinémie, le gattilier pourrait potentiellement avoir une action bénéfique. Toutefois, à ce jour, aucune étude scientifique n’a étudié cet effet sur l’humain. Les seules données expérimentales sont issues d’études sur les animaux. L’une d’elles a été réalisée sur des rats nourris avec un régime riche en graisses. Les chercheurs leur ont administré un extrait de gattilier et ont constaté une baisse significative de leur poids corporel. Mais ces résultats ne peuvent pas être extrapolés à l’être humain. Ainsi, des études cliniques supplémentaires sont nécessaires pour confirmer d’éventuels bienfaits sur la perte de poids.

Le gattilier soutient l’équilibre hormonal féminin en régulant la prolactine, ce qui favorise ovulation, fertilité et soulagement des symptômes du SPM et de la ménopause.

Conseils d’utilisation du gattilier : formes et posologie

Dans cette partie, retrouvez tous nos conseils pratiques pour profiter des bienfaits du gattilier en toute sécurité.

Sous quelles formes peut-on trouver cette plante ?

Les baies de gattilier sont utilisées dans la formulation de compléments alimentaires, dont les formes les plus courantes sont : la teinture mère, l’extrait de plantes fraîches standardisés (EPS) et l’extrait de plantes sèches, généralement conditionné dans des gélules. Il est aussi possible de profiter des bienfaits du gattilier sous forme de tisane en faisant infuser des baies séchées.

Tisane, teinture mère, gélule... comment prendre le gattilier ?

En fonction de la forme que vous choisissez, voici comment prendre le gattilier :


Infusion : versez 20 cl d’eau dans une petite casserole, ajoutez 1 cuillère à soupe de plantes sèches, portez à ébullition et éteignez. Laissez ensuite infuser à couvert 10 à 15 minutes et filtrez. Vous pouvez boire jusqu’à 3 tasses par jour.


Gélules : cette forme de complément alimentaire offre l’avantage d’être très facile à consommer. En général, une gélule apporte 100 à 200 mg de gattilier séché. Il suffit de prendre une gélule par jour, de préférence au même moment, en suivant les indications fournies.


Teinture mère : il s’agit d’une solution liquide concentrée en principes actifs. Elle est obtenue après avoir laissé macérer la plante dans de l’alcool. Le dosage recommandé pour la teinture mère est généralement d’une goutte par kg de poids répartie en trois prises au cours de la journée.


EPS : également riche en principes actifs, l’EPS présente l’avantage d’être sans alcool. Le dosage habituel est de 5 ml d’EPS dilués dans un verre d’eau.

À quel moment du cycle prendre le gattilier ?

Le gattilier est particulièrement intéressant pour équilibrer la phase lutéale. Il est généralement conseillé de le prendre du 10e jour du cycle jusqu’à l’arrivée des règles. Ainsi, nous vous conseillons de commencer votre cure à partir du 10e jour de votre cycle, c’est-à-dire 10 jours après votre 1e jour de règles. Et de poursuivre la prise jusqu’au début de vos prochaines menstruations. Faites une pause et recommencez au 10e jour du cycle suivant. Si vos règles sont très irrégulières, vous pouvez commencer votre cure à tout moment, en veillant à faire une pause d’une semaine par mois.

Quelle durée de cure est généralement conseillée ?

Pour ressentir les bienfaits du gattilier, il est nécessaire de prolonger la prise sur plusieurs cycles. La recommandation habituelle est de faire une cure d’au moins 3 mois. Si vous constatez des résultats avant, vous pouvez arrêter la supplémentation. Pour une meilleure efficacité, associez votre cure de gattilier à une alimentation saine et équilibrée.

Nos conseils pour favoriser l’équilibre hormonal au quotidien

Les déséquilibres hormonaux sont souvent multifactoriels et peuvent être aggravés par une mauvaise hygiène de vie. Pour favoriser un meilleur confort hormonal, vous pouvez également intégrer ces habitudes dans votre quotidien :

Adoptez une alimentation riche en micronutriments

Une alimentation variée et équilibrée contribue au bon fonctionnement du système endocrinien.

En effet, les vitamines, minéraux et oligo-éléments interviennent comme cofacteurs dans de nombreuses réactions hormonales.

Pour faire le plein de micronutriments, intégrez des légumes frais à chaque repas et privilégiez les céréales semi-complètes. Veillez aussi à avoir un apport suffisant en acides gras essentiels.

Ces derniers sont présents dans les fruits oléagineux (amandes, noisettes…), les huiles végétales de première pression à froid et les petits poissons gras.

Libérez-vous du stress

Pratiquez une activité quotidienne qui vous aide à apaiser votre stress, comme les exercices de respiration profonde, le yoga, le dessin, la marche en pleine nature, la musique...

Choisissez une activité qui correspond à votre personnalité et, surtout, qui vous fait du bien !

Intégrez une activité physique dans votre routine bien-être

L’exercice physique participe également au maintien de l’équilibre hormonal. Il contribue notamment à une meilleure sensibilité à l’insuline, à la régulation du cortisol et au bien-être émotionnel.

Pas besoin de pratiquer un sport intensif, c’est surtout la régularité de la mise en mouvement qui est importante.

Optez pour une activité physique qui vous plaît, adaptée à vos capacités.

Précautions d’utilisation, contre-indications et effets secondaires du gattilier

Le gattilier ayant une action hormonale, il est conseillé de se faire accompagner par un professionnel de santé pour une prise sécure. Par ailleurs, l'utilisation du gattilier est contre-indiquée dans certaines situations :

  • femmes enceintes et allaitantes ;
  • protocole de fécondation in vitro (FIV) en cours ;
  • cas d'antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein ;
  • trouble hypophysaire ;
  • prise de médicaments dopaminergiques ou antidopaminergiques.

Si vous présentez d’autres troubles de santé, nous vous conseillons de prendre l’avis d’un médecin par mesure de précautions.

Le gattilier peut être associé à certains effets secondaires, tels que des maux de tête, des troubles digestifs ou une réaction allergique. Toutefois, ces effets indésirables sont rares.

Références

  1. Gattilier - phytothérapie - VIDAL. (s. d.). VIDAL. https://www.vidal.fr/parapharmacie/phytotherapie-plantes/gattilier-vitex-agnus-castus.html
  2. Masure, C. (2018, 24 octobre). Le gattilier (vitex agnus castus L.)‎ : intérêt et utilisation dans le syndrome prémenstruel. https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-02296930
  3. Naseri, R., Farnia, V., Yazdchi, K., Alikhani, M., Basanj, B., & Salemi, S. (2019). Comparison of Vitex agnus-castus Extracts with Placebo in Reducing Menopausal Symptoms : A Randomized Double-Blind Study. Korean Journal Of Family Medicine, 40(6), 362‑367. https://doi.org/10.4082/kjfm.18.0067
  4. Van Die, M., Burger, H., Teede, H., & Bone, K. (2012). Vitex agnus-castus Extracts for Female Reproductive Disorders : A Systematic Review of Clinical Trials. Planta Medica, 79(07), 562‑575. https://doi.org/10.1055/s-0032-1327831
  5. Ulusoy, Ş., İnal, E., Akkol, E. K., Çiçek, M., Kartal, M., & Sobarzo-Sánchez, E. (2024). Evaluation of the anti-obesity effect of Sambucus nigra L. (elderberry) and Vitex agnus-castus L. (chasteberry) extracts in high-fat diet-induced obese rats. Frontiers In Pharmacology, 15. https://doi.org/10.3389/fphar.2024.1410854