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Pourquoi faut-il se supplémenter en fer ?

Le déficit en fer s’identifie à une baisse du taux d’hémoglobine, qui correspond au transport de l’oxygène dans le sang. Manquer de fer, c’est tout simplement manquer d’oxygène ! Cette anémie est la plus répandue dans le monde. Si le réflexe premier consiste à rééquilibrer l’alimentation, est-il nécessaire d’avoir recours à la supplémentation ? Explications.

Aperçu du fer

Fer héminique et non héminique

Le fer est présent à l'état de traces dans l'organisme et existe sous deux formes. On distingue :

  • Le fer héminique, présent dans la viande rouge, les volailles, les poissons et les fruits de mer. Associé à l'hémoglobine et la myoglobine, il est absorbé à hauteur de 15 à 25% par l'organisme
  • Le fer non héminique, présent dans les végétaux, les œufs, les légumineuses, les céréales à grains entiers et en faible quantité dans les produits laitiers. Seuls 1 à 10% sont absorbés par l'organisme.
Jeune femme qui se supplémente en fer

À quoi sert le fer ?

Cet oligo-élément joue un rôle crucial et vital dans le corps. Il est indispensable au bon fonctionnement de plusieurs protéines, dont il est le cofacteur :

  • L'hémoglobine et la myoglobine pour le transport et le stockage de l'oxygène dans les cellules,
  • Plusieurs enzymes,
  • Des cytochromes destinés à intervenir dans la production d'énergie utilisée par les cellules.

Le fer joue un rôle important dans plusieurs autres fonctions dont la cognition, la réponse immunitaire, la régulation de la température interne et la capacité de l'organisme à l'effort.

Une absorption différente selon la source

L'alimentation apporte en moyenne entre 10 et 15 mg de fer par jour, dont 1 à 2 mg seulement sont absorbés dans l'intestin grêle.

Son absorption dépend de différents facteurs :

  • La nature du fer : héminique ou non héminique
  • La qualité nutritionnelle du repas
  • Le taux de réserve existant chez l'individu.
  • Elle est favorisée par la présence de vitamine C
  • Elle est freinée par les phytates, les polyphénols, les fibres et les tanins présents dans certains aliments, ainsi que par l'acidité gastrique et les sécrétions pancréatiques.

Les apports nutritionnels recommandés

Chez les femmes, les apports recommandés s'élèvent entre 8 et 24 mg par jour, 15 mg chez les femmes réglées.
Chez les femmes végétariennes : 27 mg chez les femmes réglées, 14 mg chez les femmes ménopausées.
Chez les hommes : 8 mg.
Chez les hommes végétariens : 14 mg.

Les besoins sont généralement faibles mais accrus pendant les menstruations, lors de la deuxième phase de la grossesse et après l'accouchement.

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Comment se manifeste un déficit en fer ?

Jeune homme fatigué au travail

Le déficit en fer s'installe très progressivement. Certains signes caractéristiques peuvent apparaître tels que la pâleur, la fatigue, l'essoufflement à l'effort, les maux de tête, les vertiges et les étourdissements.

Une perte de cheveux, la peau sèche et des ongles cassants constituent des signes reconnaissables. Un bilan sanguin viendra confirmer le diagnostic.

On observe trois types de carence :

  • Un premier stade : les taux bas de ferritine sont bas mais l'apport de fer est suffisant
  • Un second stade : la carence est modérée et peu mesurable : l'apport devient insuffisant et nuit à la formation des hématies, le corps puise alors dans ses réserves.
  • Le dernier stade : l'anémie ferriprive, diagnostiquée par bilan sanguin. La teneur en hémoglobine des hématies est réduite, ce qui diminue l'apport en oxygène des tissus.

L'organisme ne peut pas synthétiser le fer et doit le puiser dans l'alimentation. Si l'alimentation n'est pas en cause, le médecin généraliste demande un bilan complémentaire pour identifier les facteurs causant des pertes sanguines visibles ou invisibles.

L'excès de fer, aussi délétère que le déficit

Les chercheurs se penchent depuis plusieurs années sur les conséquences d'un excès en fer dans l'organisme. On sait aujourd'hui qu'un excès de fer a un effet pro-oxydant sur le corps. Au lieu de protéger les cellules, il va s'attaquer à certaines structures métaboliques.
En France, la dose limite de sécurité a été fixée à 28 mg par jour, une valeur qui diffère selon les pays. Souvent, un excès en fer est associé à une trop grande consommation de viande rouge. Il suffit alors d'en diminuer la fréquence.

Est-ce nécessaire de se supplémenter ?

La pratique courante pour prévenir ou traiter la déficience en fer réside dans la supplémentation en cure de trois mois. Celle-ci étant associée à des effets secondaires de type constipation, la supplémentation a été revue à la baisse, sur certains jours de la semaine plutôt qu'en continu, notamment chez les femmes enceintes. Les femmes recevant cette logique de supplémentation se sont avérées moins anémiées selon des études randomisées réalisées en 2018.

Conclusion

La supplémentation en fer ne devrait se faire que sous la surveillance d'un professionnel de la santé, du fait d'un excès possible et de l'interaction avec d'autres suppléments et certains médicaments. Il peut être intéressant de suivre une cure de remise à niveau en cas de déficit avéré, toujours accompagnée d'un rééquilibrage alimentaire et de la supervision d'un professionnel de la santé.

Pourquoi se supplémenter en fer ?
Pour prévenir et soigner l'anémie ferriprive, améliorer la concentration, traiter l'hyperactivité et prévenir l'intoxication au plomb.

A qui s'adresse la supplémentation en fer ?
Les premiers concernés, en cas de carence avérée, sont les femmes en âge de procréer, les femmes enceintes ou allaitantes, les sportifs pour améliorer leurs performances physiques et les enfants et adolescents en période de croissance. Chez les personnes légèrement carencées, un apport supplémentaire semble être efficace pour réduire la fatigue et contribuer aux facultés intellectuelles.

Sources 

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28029503/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25756711/